samedi 17 décembre 2016

Contre les violences

       Monsieur,
J'ai bien pris connaissance de votre message publié sur mon blog. Je souhaite vous faire part de quelques observations faisant suite à votre écrit.
Je ne peux vous laisser dire que les faits graves qui se sont déroulés à la Maison du Théâtre samedi 26 novembre 2016 relèveraient, je vous cite, "d'incident regrettable".
Au regard des faits qui nous ont été relatés par les témoins présents sur place, il s'agit très clairement de violences exercées à l'encontre de l'institution, de l'association Maison du théâtre et surtout de la metteuse en scène, Sophie D'orgeval, par la personne d'Antonin Le Brun. Ce dernier a d'ailleurs reconnu les faits puisqu'il est venu s'excuser le lundi suivant à la Maison du théâtre. Des excuses d'ailleurs bien dérisoires et qui ne sauraient suffire, au regard de la volonté totale de destruction du travail artistique  réalisé dans le cadre d'une création soutenue par la Ville de Brest.
La Ville de Brest ne saurait tolérer de tels comportements, ni à l'encontre des bâtiments publics municipaux, ni à l'égard des personnes. C'est le sens de la plainte que nous avons déposée auprès du commissariat de police.
La Ville de Brest sera vigilante à ce que la création "Barbelés" de la compagnie La Rigole puisse voir le jour dans les conditions les meilleures possibles désormais. Nous serons attentifs à ce que les nombreux engagements pris pour la diffusion du spectacle puissent être honorés aux dates prévues. Dans le cas contraire, cela constituerait une double peine pour la compagnie La Rigole et pourrait mettre en cause son existence même, ce que nous ne souhaitons pas pour les structures que nous soutenons. Enfin, nous ne saurions tolérer - de la part d'Antonin Le Brun ou de tout autre - de nouvelles menaces, intimidations et tentatives de nuire à la personne de Sophie D'orgeval, ni à quiconque.
Recevez monsieur, l'expression de mes sentiments les meilleurs,
Gaëlle Abily
Adjointe au Maire de Brest en charge de la culture
Conseillère de la métropole aux équipements culturels
Vice présidente de la Fncc



Nom:
singediesel 
E-Mail:
Objet:
barbelé 
Message:
Madame,

Notre compagnie par l’intermédiaire de Juan Perez Escala, se sent concernée par les faits survenus autour du spectacle "Barbelés".

Sophie d'Orgeval a décidé de mettre fin à la collaboration avec Juan Perez Escala à partir du 31 octobre 2016. Pour nous, la motivation de sa décision n'est pas connue à ce jour.

Juan tient à préciser que depuis juin 2015, il s'est investi et a donné du temps et de l'attention à ce projet. Il a travaillé dans un but commun : la réalisation d'un spectacle de qualité. En aucun cas son intention allait à l'encontre de la finalisation du projet. Des incidents regrettables sont survenus à la Maison du Théâtre le 26 novembre 2016 et sont totalement indépendants de Juan Perez Escala et de la compagnie Singe Diesel.

Nous connaissons les conséquences qui amènent la compagnie la Rigole à modifier la diffusion du spectacle, nous le déplorons.

Cette situation ne doit pas remettre en cause les qualités et les compétences de chaque artiste et de l'intégrité des compagnies respectives.

Si cela vous semble nécessaire, sachez que Juan se tient à votre disposition pour toutes informations que vous jugeriez utiles.

Vous remerciant de votre bienveillante attention, croyez en notre bonne volonté et recevez Madame, Monsieur, nos sincères salutations.


Georges Hay

Président de la Cie Singe Diesel


Pour information copie à Juan Perez Escala.  

lundi 21 novembre 2016


J’ai lu avec beaucoup de sidération plusieurs articles de presse depuis 15 jours, dans lesquels je suis citée. Je souhaite à cette heure rappeler quelques faits.

Depuis 2008 le Maire m’a confié la charge de la délégation à la culture. La politique culturelle existe et a été définie par une large concertation citoyenne. Ces choix politiques sont mis en œuvre aujourd’hui. L’investissement pour la culture s’est confirmé, chaque année a minima autour de 10 % du budget de la ville. Il s’est traduit par des réalisations comme la Maison du Théâtre, le Mac Orlan, la rénovation du réseau des médiathèques… Nous sommes à la veille d’ouvrir la médiathèque François Mitterrand-Les Capucins, le grand projet de ce nouveau mandat, mais aussi de finaliser notre candidature au Label Ville d’art et d’histoire, de déployer le nouveau conservatoire de musique, théâtre et danse à rayonnement régional, de rénover les réserves du musée des beaux-arts… Brest est reconnue aujourd’hui pour la qualité de sa création artistique, pour sa vitalité culturelle, pour la diversité de ses créations. Les arts et la culture irriguent les quartiers et rayonnent au-delà de notre ville. Surtout, les acteurs culturels brestois ont su se fédérer, se rassembler, pour porter une parole commune sur le rôle essentiel de la culture et des arts. Ce « faire-ensemble » est une exigence du temps présent. C’est notre meilleur atout. C’est notre spécificité à Brest.

Pourquoi fragiliser la culture, pourquoi répandre rumeurs et fausses informations sur les budgets notamment culturels, alors que chacun aura compris que la municipalité est au travail, dans un exercice assez habituel de préparation budgétaire. A cette heure aucune décision n’a été prise par les élu.e.s. Pourquoi donner prise à des ragots de comptoirs sur ma disponibilité ? Etre élue à la culture aujourd’hui ne consiste pas à assister aux spectacles tous les soirs, mais à rechercher les financements possibles et permettre l’être-ensemble des acteurs culturels. Pourquoi cet acharnement ? Pour ma part, je suis au travail, je n’ai rien à cacher et j’assume toute la politique municipale menée. La loyauté est la première des règles, je l’aie à tout moment respectée. La loyauté va de pair avec l’affirmation de sa pensée. Elle fait partie de mon engagement intime en politique. Avec l’honnêteté intellectuelle et le respect de l’autre.

Alors à qui profite le crime ?

A la majorité municipale et à son Maire ? Certainement pas. François Cuillandre est un homme de rassemblement et d’union. Il n’a aucun intérêt à la division. A l’opposition ? Peut-être. On peut leur faire confiance pour tenter d’en tirer bénéfice et rajouter de l’huile sur le feu. Mais là n’est pas l’essentiel. A des velléités de m’atteindre, de faire pression, de me déstabiliser ? Possible. En cet instant, permettez-moi de faire mienne cette phrase de Jean Jaurès « le courage c’est de chercher la vérité et de la dire. » Inlassablement.

Je ne céderai ni aux anathèmes ni à la peur qu’ils voudraient susciter. Notre monde est violent, incertain et instable. Soit. Il est surtout plein de possibles et d’humanité. C’est ce qui m’intéresse en politique. Garder le cap des valeurs humanistes et émancipatrices qui sont les miennes, pour contribuer à le changer. J’ai toujours « cru plus fort que je n’ai craint ». Je continuerai.

mardi 31 mai 2016

Le Cese met en oeuvre l'usage du féminin dans la langue française


Après le Ministère de la Justice, c'est au tour du Conseil Economique, Social et Environnemental de signer la convention avec le Haut conseil à l'Egalité pour la mise en œuvre du Guide pour une communication non stéréotypée.

Mercredi 25 mai, le Cese, réuni en séance plénière dans la très belle salle du palais d'Iéna, a signé la convention l'engageant à une communication publique non stéréotypée en la présence de la Ministre Laurence Rossignol et de Danièle Bousquet Présidente du Haut Conseil à l'égalité femmes-hommes.
Le Cese, lors de la signature de la convention avec le HCEfh pour une communication publique non-sexiste

L'art dans l'espace public : une nécessité !

"Les Jetées", œuvre d'art de Didier Faustino - photo : Le Télégramme


L’art contemporain est traditionnellement dénoncé par la frange conservatrice et populiste de notre société. Souvenez-vous des dénonciations récurrentes de l’opposition brestoise à l’égard du Centre d’art passerelle. 

Aujourd’hui l’œuvre visée est celle de Didier Faustino, « les jetées », participant de la démarche artistique du tramway. Ses détracteurs l’abordent sans beaucoup de courage, sous l’angle de la laideur. Le laid/le beau ; le bien/le mal, comme si la morale était notre sujet ?

10 mai. Journée de commémoration de la traite, des esclavages et de leurs abolitions



« Je voudrais saluer votre présence à tous et à toutes, lors de cette commémoration de la traite, des esclavages et leurs abolitions. Cela fait 10 ans que la France a décidé de faire du 10 mai le jour de commémoration des esclavages, après avoir fait adopter en 2001 la première loi reconnaissant la traite et l’esclavage comme un crime contre l’humanité.


Cette commémoration est fondamentale à plusieurs titres.

vendredi 11 mars 2016

Le Ministère de la Justice signe pour une communication publique sans stéréotype de sexe


Au Ministère de la Justice avec J-J. Uvoas, Ministre de la Justice et Danielle Bousquet, présidente du HCEfh

Une journée de sensibilisation et d'engagement en faveur de l'égalité femmes.hommes s'est tenue ce 8 mars 2016 au Ministère de la Justice.

A cette occasion, en tant que membre associée du Haut Conseil à l’Égalité et rapporteure du Guide pratique de la communication sans stéréotype de sexe, le garde des Sceaux et Ministre de la Justice, Jean-Jacques Urvoas, m'a invitée à présenter ce travail.

Une convention d'engagement du guide pratique a été signée par le Ministre et Danielle Bousquet, présidente du Haut Conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes. Cette signature fait de la Chancellerie, le premier ministère signataire de cette convention.

A cette occasion, plus de 40 femmes ayant des parcours professionnels emblématiques dans les domaines de la justice et du droit étaient présentes : magistrates, bâtonnières, présidentes de DGI, avocates, procureures...

Mon discours : 

Monsieur Le Ministre,
Madame la Présidente du Haut Conseil à l’Égalité femmes.hommes,
Madame la Haute fonctionnaire à l’égalité, Inspectrice Générale Adjointe
Mesdames, Messieurs,

C’est avec un plaisir particulier que je m’adresse à vous en ce 8 mars : Journée internationale des droits des femmes. Je tiens avant tout à vous remercier, Monsieur le Ministre, de votre invitation. En inscrivant la signature de la convention pour une communication publique non-stéréotypée, à l’ordre du jour de votre Ministère, vous devenez le premier Ministère à vous engager en ce sens.

Installation du nouveau Haut Conseil à l'Egalité entre les femmes et les hommes

Saline Salmon, Présidente de Femmes Solidaires
Renouvellement et souhait présidentiel de pérennisation du HCEfh

En tant que membre associée du Haut Conseil à l’Égalité femmes.hommes, j’ai participé mardi dernier à l’installation de son deuxième triennal, à l'occasion de la journée internationale des Droits des femmes. Présidé par le Président de la République François Hollande, l’évènement s’est tenu à l’Élysée. 

Créé en 2013, le HCEfh est une instance nationale consultative qui rassemble élu.e.s, associations et chercheur.e.s autour des questions de l'égalité entre les femmes et les hommes dans notre société.


Ses missions : 
  • étudier l'impact des politiques publiques sous le prisme de l’égalité f.h
  • évaluer la pertinence des politiques d’égalité déjà mise en place
  • informer et concerter, par la diffusion d’expertises et l’animation du débat public
  • proposer des recommandations au Gouvernement et aux parlementaires

François Hollande a salué le travail accompli d'une institution qui « a fait en très peu de temps la démonstration de sa qualité et de sa force ». Il souhaite désormais « sa consécration par l’inscription dans la loi », afin que le HCE soit pérennisé.