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lundi 4 janvier 2016

L'égalité f.h dans la langue française : ma tribune parue dans l'Humanité du 30 décembre

D'abord, il y eut la fronde contre les ABCD de l'égalité. Puis cette montée des conservatismes contre l'abolition de la prostitution lorsqu'une loi fut annoncée (toujours pas adoptée). Souvenez-vous aussi de ces députés qui ne supportèrent pas le titre de « Présidente » à une députée, ou ces caquètements qui déshonorèrent l'Assemblée. Un signe des temps ? Une histoire qui ne change pas ?

On peut aussi y voir le résultat d'une égalité de droit entre les femmes et les hommes qui se met en œuvre. Depuis 2012 des actes sont posés, des lois sont adoptées, celle du 4 août sur l'égalité réelle, première loi globale pour les droits des femmes. D'autres sont en cours d'adoption, celle pour l'abolition de la prostitution. Des sanctions sont prononcées contre les entreprises ne respectant pas les lois sur l'égalité professionnelle. Des actes en appelant bien d'autres.

Des actes qui révèlent l'ampleur des résistances et des conservatismes sur le chemin de l'égalité. Les avancées conquises en matière d'égalité de droit entre les femmes et les hommes s'accompagnent toujours d'une montée des extrémismes, d'attaques violentes envers les femmes, de postures patriarcales refusant le droit aux femmes d'être les égales des hommes. Juste parce qu'elles sont femmes.

mercredi 25 novembre 2015

Une marche nocturne à Brest pour la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes

Dessin de Marion PLUMET, artiste résidente à LCause

A l'occasion de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes,
les femmes de la Maison pour toutes LCause organisent

UNE MANIFESTATION NON MIXTE DE NUIT
ce soir à 20h, place de la Liberté à Brest
 
suivie d’un repas convivial pour toutes et tous à l'espace LCause, 
4 rue Ernest Renan à Brest

mercredi 22 juillet 2015

« Nonobstant l'égalité, elles sont quand même là pour faire des enfants »


Vous ne rêvez pas, ce sont bien là les mots d'un sénateur lors de l'étude du texte de loi sur la modernisation de la santé, en commission au Sénat le 15 juillet dernier. Repérée et diffusée ce weekend par un utilisateur de Twitter averti sur le sujet, cette déclaration pose la question de l'avancement de l'égalité femmes/hommes dans notre République. 

Le sénateur rétrograde se nomme Jean-François MAYET et représente le parti Les Républicains : n'est-ce pas un comble que de se moquer de l'une des trois devises de notre République sous un tel étendard ? Réussissant l'exploit de déprécier dans une même tirade, et les médecins choisissant de travailler dans les hôpitaux publics et les femmes demandeuses d'égalité des sexes, l'ancien maire de Châteauroux n'oublie pas de déclarer que la désertification médicale que connaissent certains départements est dû à la féminisation de la profession.

Je cite : « Au risque de choquer, le libéral que je suis est convaincu qu'on ne résoudra pas la désertification médicale en comptant sur les seuls médecins libéraux. Première raison: les jeunes médecins refusent le libéralisme : ils se contentent de gagner 3 500 à 4 000 euros par mois ; après dix ans d'études, c'est ridicule! Une autre cause est la féminisation, puisque 75 % des nouveaux diplômés sont des femmes. Or nonobstant l'égalité elles sont quand même là pour faire des enfants… » Jean-François MAYET.

Malgré la réaction de la sénatrice Chantal JOUANNO (UDI), présidente de la délégation parlementaire aux droits des femmes : « Elles ne sont pas là “pour" faire des enfants ; elles font des enfants, c'est différent ! », Jean-François MAYET n'a pas cherché à rattraper ses propos, mais les a même appuyés sur l'exemple de sa fille.

Alors que la loi de 1965 autorisant les femmes à ouvrir un compte en banque et à travailler sans l'autorisation de leur mari a fêté, lundi 13 juillet, ses 50 ans, le sexisme ordinaire de Jean-François MAYET n'a pas fini de faire hurler les internautes.

mercredi 17 septembre 2014

En réaction à Emmanuel Macron, « les salariées de Gad sont pour beaucoup illettrées" : Monsieur le Ministre, ces ouvrières sont dignes et fières….et notre rôle est de trouver des solutions, pas de les stigmatiser !



Ni erreur de jeunesse, ni maladresse, cette phrase du Ministre de l’économie illustre simplement le sexisme ordinaire.

La réalité des salarié-es des entreprises de l’agroalimentaire est précaire, le modèle productiviste français a très certainement vécu. C’est indéniable, mais à qui incombe cette responsabilité ? Certainement pas aux salarié-es.

Ce n’est pas l’illettrisme qui est la cause des difficultés des femmes et des hommes salarié-es, de l’entreprise Gad. La fermeture de l’usine de Lampaul-Guilmillau et les annonces récentes quant aux sites Morbihannais sont le résultat de choix politiques et économiques ultra-libéraux qui opposent les salariés de l’agro-alimentaire entre eux, qui exacerbent la concurrence entre les entreprises de l’agro-alimentaire européen au détriment des salarié-es et des territoires concernés.