lundi 7 mars 2016

Installation du HCEfh et convention d'engagement pour une communication non-sexiste

A l'occasion de la journée internationale des Droits des femmes, demain aura lieu l'installation du nouveau Haut Conseil à l’Égalité f.h (HCEfh). Par le Président de la République, je participerai à cette installation en tant que membre de ce nouveau Haut Conseil.

A sa suite, je suis conviée par le garde des sceaux et Ministre de la Justice, Jean-Jacques URVOAS, dans le cadre de la journée du 8 mars organisée par son Ministère. En tant que rapporteure du Guide pratique de la communication publique sans stéréotype de sexe, j'y présenterai la convention d'engagement pour une communication publique sans stéréotype de sexe qui sera signée à cette occasion.

Non à la loi travail El Khomri

Nous sommes déjà plus d'un million à avoir signé la pétition contre ce projet de loi indigne d'une politique de progrès. Réduire les droits des salarié-e-s ne peut être synonyme d'amélioration sociale.

Pour en savoir plus sur les propositions de cette réforme, retrouvez la pétition lancée par Caroline DE HAAS sur change.org !

Retrouvons-nous dans la rue, mercredi midi, lors du rassemblement national contre ce projet de loi régressif.

jeudi 3 mars 2016

Défendons une agriculture locale, extensive et coopérative

L’agriculture demeure un pilier incontournable de notre économie locale. Sur le pays de Brest, elle compte 5 912 actifs/ves en productions, dont 3 300 salarié-e-s, représentant ainsi davantage d’emplois directs que DCNS et le Crédit mutuel Arkéa réunis. Et ce n’est pas tout, au calcul s’ajoute quelque 3 200 emplois indirects dans l’industrie agroalimentaire et le commerce de gros, dont 1 400 pour la seule industrie laitière.

Or, notre agriculture connaît actuellement une crise profonde. Dans la filière porcine, 1 producteur.trice breton.ne sur 4 se trouve en ce moment en situation de liquidation ou de faillite.

Comprendre la crise agricole pour mieux la dépasser

Le contexte libéral européen applique sa politique de marché en donnant libre court à la concurrence comme principal régulateur des productions agricoles. Cette politique économique envoie à leur perte les petites et moyennes productions en les mettant en rivalité avec les géants de la grande distribution. La législation française, telle la Loi de Modernisation de l’Economie, renforce l’inégalité de cet affrontement en attribuant encore davantage de pouvoirs à la grande distribution. Celle-ci, en rajoutant dans la balance de la compétitivité entre ses propres abattoirs, augmente la pression sur le prix des produits qu’elle achète.

Cette politique ultralibérale mondialisée donne le tout pouvoir à l’argent et à la concurrence au détriment d’une agriculture solidaire, raisonnée, respectueuse de l’environnement et de la juste rémunération de tous ses producteurs.

Proposer un autre modèle politique

Nous pouvons faire autrement. Il est urgent de revoir nos priorités et les fondements sur lesquelles nous voulons baser notre économie agricole. Dans une Europe toujours plus compétitive, il s’agit de préserver la force économique de l’agriculture bretonne. Dès à présent, construisons une solidarité de filière en regroupant les producteurs.trices et en associant les institutions régionales afin de constituer une instance solidaire commune. 

C’est ensemble, pouvoirs publics, producteurs agricoles et citoyen-ne-s, que nous pourrons construire ensemble une structure économique agricole solide et solidaire.

lundi 15 février 2016

Un Ministère des Droits des femmes, de la Famille et de l'Enfance ?

Le récent remaniement ministériel a rangé les Droits des Femmes au côté de la Famille et de l’Enfance. Une telle association ne peut que susciter l’interrogation.

« Mettre sous un même Ministère « la famille, l’enfance et les droits des femmes », n’est-ce pas enfermer les femmes dans le rôle stéréotypé qui leur est assigné depuis des siècles : celui d’épouse et de mère ? » Danielle Bousquet, Présidente du Haut Conseil à l’Égalité entre les femmes et les hommes.

L’interrogation est d’autant plus grande que, depuis le début du mandat, les avancées incontestables en matière d’égalité femmes.hommes nous ont montré que l’on pouvait faire autrement quand la volonté politique est au rdv.

En 2012, elles commencent avec la création d’un Ministère des Droits des femmes, le premier de plein exercice depuis 28 ans. C’est dans l’impulsion de ce Ministère et la nomination, à sa tête, de la Ministre Najat-Vallaud Belkacem, que la Loi sur l’égalité réelle du 4 août 2014 a pu voir le jour. Ce texte de loi est le premier à aborder l'égalité entre les femmes et les hommes dans toutes ses dimensions (égalité professionnelle, image des femmes dans les médias, parité en politique, lutte contre les violences, précarité, etc.) et à l'inscrire dans l’ensemble de nos politiques publiques.

Alors pourquoi s’arrêter sur une lancée si prometteuse ? On a d’abord vu le tout jeune Ministère aux Droits des femmes être réduit au titre de Secrétariat d’Etat. Aujourd’hui, les Droits des femmes réapparaissent en Ministère, mais au côté de la Famille et de l’Enfance. Le sens et la portée politique ne sont clairement plus les mêmes.

Ne réduisons pas nos efforts à ces champs d’actions. Les inégalités se dessinent sous des formes variées dans toutes les sphères de la vie publique et privée. Les réduire à la maternité et au concubinage représenterait un recul indéniable.

L’égalité f.h doit être traitée de manière globale, transversale et intégrée. L’engagement politique de ce début de mandat a montré qu’on peut agir de manière concrète et significative pour l’égalité entre les femmes et les hommes lorsqu’on s’en donne les moyens.

vendredi 5 février 2016

Un petit-déjeuner poétique et revigorant avec Oups !

Le petit-déjeuner de Charlie Windelschmidt au Festival Oups! - photo: Benjamin Coffin
Il est 8h. Au Centre social de Keredern, ça sent le café chaud, les œufs vapeurs et la curiosité. Sur un comptoir en bois rectangulaire, des lumières chaleureuses mettent en lumière des tasses raffinées, des croissants fourrés, des biscuits italiens et du jus fraîchement pressé. Au centre de la structure, deux cheffes, coiffées de toques imposantes façon bigoudène, pour nous servir ! On s’assoit, un peu timide d'être entouré.e de tant d'inconnu.e.s dès le petit-déjeuner, mais le sourire aux lèvres et les yeux grands ouverts.

Les deux comédiennes de la Compagnie Dérézo, accueillies par le Festival Oups !, nous embarquent dans des histoires à dormir debout qui retombent toujours sur leurs pattes : celles de Proust, de Dumas, de Molière...

Un peu de poésie pour commencer la journée et un grand bol d'énergie !

Samedi 6 février : Quartier Kérédern, 8h et 10h
Dimanche 7 février : Quartier de Pen ar Créac'h, 8h et 10h
Lundi 8 et mardi 9 février : Quartier du Valy-Hir, 9h et 11h

jeudi 4 février 2016

CMB Arkéa : 15 000 personnes dans les rues de Brest

15 000 personnes mobilisées place de la Liberté à Brest, Vincent MOUCHEL (Ouest-France)
15 000 personnes dans les rues de Brest par un beau dimanche, cela n'est pas monnaie courante.

L'appel à la mobilisation a été entendu, réunissant dans un ensemble très divers, salarié∙e∙s, employeur∙e∙s du groupe bancaire, familles, client∙e∙s et associé∙e∙s du groupe, ainsi que de nombreux élu∙e∙s du territoire.

Sans ignorer les pratiques des grands groupes bancaires entre eux et les guerres permanentes qu'ils peuvent se livrer, sans ignorer les difficultés d'accès au crédit des plus démunis sur notre territoire, les élu∙e∙s du Conseil municipal, à l'unanimité, ont adopté deux vœux successifs. Deux raisons essentielles ont prévalu à ce vote. La première est le soutien à l'emploi, sa défense et son développement. Dans notre territoire excentré, ce sont des familles entières qui sont concernées par l'emploi au CM Arkéa.  Ce sont des milliers de postes induits qui en découlent. La seconde raison de notre soutien réside dans la défense de l'autonomie de décision et la nécessité de maintenir des centres de décision sur l'ensemble du territoire.

C'est le sens du vote des élu∙e∙s communistes, c'est aussi la raison du succès de cette manifestation : « défendre l'emploi, vivre et travailler au pays ».

lundi 4 janvier 2016

L'égalité f.h dans la langue française : ma tribune parue dans l'Humanité du 30 décembre

D'abord, il y eut la fronde contre les ABCD de l'égalité. Puis cette montée des conservatismes contre l'abolition de la prostitution lorsqu'une loi fut annoncée (toujours pas adoptée). Souvenez-vous aussi de ces députés qui ne supportèrent pas le titre de « Présidente » à une députée, ou ces caquètements qui déshonorèrent l'Assemblée. Un signe des temps ? Une histoire qui ne change pas ?

On peut aussi y voir le résultat d'une égalité de droit entre les femmes et les hommes qui se met en œuvre. Depuis 2012 des actes sont posés, des lois sont adoptées, celle du 4 août sur l'égalité réelle, première loi globale pour les droits des femmes. D'autres sont en cours d'adoption, celle pour l'abolition de la prostitution. Des sanctions sont prononcées contre les entreprises ne respectant pas les lois sur l'égalité professionnelle. Des actes en appelant bien d'autres.

Des actes qui révèlent l'ampleur des résistances et des conservatismes sur le chemin de l'égalité. Les avancées conquises en matière d'égalité de droit entre les femmes et les hommes s'accompagnent toujours d'une montée des extrémismes, d'attaques violentes envers les femmes, de postures patriarcales refusant le droit aux femmes d'être les égales des hommes. Juste parce qu'elles sont femmes.